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Convention double deux


Publiée le par Thierry PECH

Le Double-Deux

Le Double-Deux est une convention française assez répandue, notamment chez les joueurs de compétition. Elle utilise les enchères artificielles de 2 et 2 après certaines redemandes de l'ouvreur au palier de 1.

Pourquoi le Double-Deux ?

Prenons la séquence :

1♣ – 1 – 1SA

Le répondant peut avoir :

  • une main faible : on veut simplement jouer une partielle ;
  • une main limite : on veut savoir si la manche est possible ;
  • une main forcing de manche : on veut explorer 3SA ou 4♥ ;
  • éventuellement un fit 5-3 à retrouver.

Le problème est que les enchères naturelles disponibles ne permettent pas toujours de décrire correctement ces mains.

Le Double-Deux donne donc au répondant deux relais artificiels :

2♣ = main limite

2= forcing de manche

Le principe fondamental

Après une séquence du type :

1X – 1Y – 1Z

le répondant dispose de :

2♣ : relais « limite »

Il indique généralement une main de 11-12 points HL environ.

L'idée est :

« Partenaire, je suis intéressé par la manche, mais je ne suis pas forcing de manche. Décris-moi ta main. »

2 : relais forcing de manche

Il indique une main de 13 HL et plus, et devient forcing de manche.

L'idée est : « Nous allons jouer au moins une manche. Cherchons maintenant le meilleur contrat. »

Cette opposition 2♣ = limite / 2 = manche constitue le cœur du Double-Deux.

Après 1SA

C'est là que le Double-Deux ressemble au Roudi.

Exemple

1♣ – 1 – 1SA

Vous êtes répondant, vous avez 12 HL et cinq Cœurs, et vous voulez savoir si votre partenaire possède trois Cœurs pour jouer 4♥, mais vous n'êtes pas suffisamment fort pour imposer la manche.

Vous dites : 2♣. C'est artificiel.

L'ouvreur répond obligatoirement 2♦. C'est le relais.

À partir de là, c'est le répondant qui décrit sa main.

  • 1♣ – 1 – 1SA – 2♣ – 2– Passe → Main faible. On impose de jouer 2♦.
  • 1♣ – 1 – 1SA – 2♣ – 2– 3♣ → Main faible avec une préférence pour les Trèfles.
  • 1♣ – 1 – 1SA – 2♣ – 2– 2♥ → Recherche du fit Cœur, avec une main limite.
  • 1♣ – 1 – 1SA – 2♣ – 2 – 2SA → Main limite orientée vers 3SA.

L'intérêt est donc de séparer immédiatement les mains faibles, limites et forcing.

Et le 2

1♣ – 1 – 1SA – 2

Le 2♦ est forcing de manche.

L'ouvreur doit donc continuer les enchères. Mais cette fois, c'est essentiellement l'ouvreur qui décrit sa main.

Il cherche notamment à signaler un éventuel fit troisième dans la majeure du répondant.

Par exemple :   1♣ – 1– 1SA – 2♦ – 2♥  L'ouvreur annonce « J'ai trois Cœurs. »

Le Double-Deux permet donc de rechercher efficacement le fameux fit 5-3 en majeure.

Pourquoi est-ce intéressant par rapport au Roudi ?

Le Roudi classique fonctionne essentiellement après :

1♥/1♠ – 1SA

Le Double-Deux va plus loin.

Il peut également être utilisé après des redemandes de l'ouvreur à 1ou 1♠, par exemple.

Il permet ainsi de traiter certaines situations où l'on utiliserait autrement une quatrième couleur forcing.

Ci -dessous de document paru dans l'as de tréfle et un document plus abouti de Claude Poulin.

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